Un peu d'Histoire


Elements d'Histoire


1 - Origine du nom

Le nom de cette commune est mentionné pour la première fois dans un titre du 20 octobre 704, portant donation, par Childebert III, de six hostises ou tenements, sur son territoire, aux religieux de Saint-Wandrille-en -Normandie.

C'est vers 1182 que Philippe Auguste roi de France depuis 1180, et résidant à Béthisy, octroya divers privilèges, dispensa des impôts et accorda des libertés particulières aux habitants de la commune pour leurs bons et loyaux services.

Le nom devint alors Chevrières, du latin Chivrium Aerae qui signifie " homme libre de la terre " ou " homme des champs, libre ".

 


2 - Familles et personnages

En 878 Gerbault Vicomte d'Auxerre, et sa femme Raintrude, offrent à la basilique de Saint-Martin-de-Tours un alleu de quarante masses ou fermes, comprenant Houdancourt, Brenouille, Epineuse, Chevrières, cette dernière incluant une église dédiée à Saint-Georges.

En 937, Bernier doyen de St-Martin-de-Tours donne cette alleu en précaire ou emphytéose, à Hugues le Grand, Abbé et Duc de France.

En 1020, Roger de Champagne, évêque de Beauvais descendant par sa mère d'Hugues le Grand, constitua au profit d'Othon, comte de Vermandois une rente sur son évêché.

En 1036 Eudes II, un successeur de Roger à l'évêché de Beauvais autorise le chapitre de sa cathédrale à se dessaisir en faveur de Raoul, comte de Vermandois de ce qu'il possède à Chevrières et à Jaux. Raoul cède en échange cent dix sous de rente à prendre sur sa rente de l'évêché de Beauvais.

En 1228, Philippe de Chevrières a pour successeur Ansout de Chevrières puis héritent Dreux et Renaud de Chevrières, dont la fille Jeanne épousa Ansout de Fayel dit Requignart.

En 1320, les enfants de Dreux de Chevrières et son neveu Philippe Hures, vendent au chapitre de Beauvais, leur part des dîmes de Chevrières. Les chanoines sont alors propriétaires des 23 des dîmes.

En 1338, figure le nom de Jean de Chevrières.

En 1373, Arnould d'Estrées, dit le Chateigner et Jean d'Estrées, sont les suzerains de Philippe Hures de Chevrières et Jean de Chevrières.

En 1402, Pierre de Francières dit Lancelot, est le premier de la lignée des Sires de Francières, viendront ensuite Jean de Francières en 1459, Louis de Francières en 1481, Christophe de Francières en 1517.

En 1529 Robert de Broully achète à ce dernier Chevrières. A celui-ci, en 1553, succède Antoine de Broully, puis Philippe de Broully, capitaine gouverneur de la ville de Compiègne, qui décède en 1587, puis Louis de Broully, ligueur passionné, enfin Claude et Phlippe de Broully, ses fils.

En 1669, Henri de la Mothe-Houdancourt archevêque d'Auch achète au précédent son domaine. A la mort du prélat, en 1684, Chevrières devient la propriété de son frère Jérôme, évêque de Saint-Flour, qui deux ans après, en 1686, le donne à son neveu Charles, Comte de la Mothe-Houdancourt, nommé Grand d'Espagne de la première classe en 1722. Le fils de ce dernier, Louis Charles, Comte de la Mothe-Houdancourt, qui devient Maréchal de France en 1747, en hérite en 1728. De concert avec sa femme Eustelle-Thérèse de la Roche-Cambon, il fit peindre, pour l'Eglise de Chevrières, le grand tableau de Saint-Georges, sur lequel figurent encore leurs armes. Jeanne-Gabrielle de la Mothe-Houdancourt, leur unique héritière épouse en 1751, Charles-Joaquim Rouault, Marquis de Gamache.

En 1801, Cosme Joseph Meurine et Marie-Louise Dupressoir, veuve de Roch Meurine, achètent Chevrières au Marquis de Gamache.

La population de Chevrières qui était en 1720 de 667 habitants, s'est élevée à 691 habitants en 1790, 730 en 1821, 853 en 1831.

En 1901 la population de cette commune était de 850 âmes.



Recensement 2006


Population

   2006   1999   1990 
Population sans doubles comptes :
1719
1 632
1 575
Densité (enhab./km²)
138
132
127

 


Logements

  2006
 1999   1990 
Nombre de résidences principales
655
612
593
Nombre de résidences secondaires et logements occasionnels
14
19
29
Nombre de logements vacants
32
27
21
Nombre moyen d'occupants des résidences principales
2.59
2,65
2,88

 

Notre Eglise Saint-Georges


1 - Historique

Robert de Broully achète la Seigneurie de Chevrières en octobre 1529. La guerre de cent ans et l'invasion anglaise avaient tellement ruiné l'ancienne église qu'il faut la rebâtir. Robert de Broully fait procéder à la reconstruction du chœur et du transept.

Ses armes sculptées aux clefs de voûte en font foi, ainsi que la tradition le prévoyait, le Seigneur entretenant le casuel et les habitants la nef.

La reconstruction est achevée en 1545, par la mise en place dans le chœur de cinq fenêtres historiées, dont 4 vitraux subsistent encore.

Le portail a été restauré en 1672 à la suite de son effondrement le 21 sept. 1671 lors d'un ouragan.

Les voûtes du chœur sont reconstruites en 1788. Les voûtes du bas côté ont été construites en 1839, ainsi que la tribune de l'orgue. La sacristie en 1841, le pavage du chœur en 1842 ainsi que l'autel en marbre blanc, enfin le dallage de la grande allée en 1855.




2 - La description en 1832

" l'Eglise de style gothique , à la forme d'une croix terminée en hémicycle. Du côté du chœur, celui-ci est bien éclairé par cinq grandes fenêtres formées chacune d'ogives géminées. Il y a d'assez beaux vitraux portant la date de 1545. La nef est fort longue, séparée des bas côtés par de larges arcades ogives, ses voûtes n'ont pas été achevées, celles du chœur ont été reconstruites en 1788. Le portail remonte à 1672, le clocher placé sur la nef, est recouvert d'ardoises, comme la plupart des clochers du pays ".(18 mètres)

Cependant au dire de plusieurs connaisseurs, le cintre au-dessus de la petite porte d'entrée en forme d'ellipse allongée, les contreforts massifs et les corniches des murs de la partie qui se relie avec le pignon du portail sembleraient des restes d'une construction antérieure au XVIè siècle. Sur ce point on peut émettre des doutes.




3 - Le batiment

La nef centrale, est longue de 36 m, pour une largeur de 14,20 m, et, une hauteur de 10,50 m. Elle est séparée des nefs latérales par de larges arcades en ogives. Le clocher placé sur la nef, est une pyramide quadrangulaire recouverte d'ardoises, comme de nombreux clochers du pays. Il est surmonté de la croix traditionnelle avec le coq. Il s'élève à 28 m.

Ce bâtiment est classé monument historique.


4 - Les verrières et les vitraux

    Il s'agit de 5 verrières construites en 1545, par Robert de Broully. Le chapitre de la cathédrale donna la première, la splendide fenêtre de Saint-Pierre, qui porte ses armes. La seconde, celle de Saint-Vaast, est due à la générosité du prévost de la justice, Vasquin Fournier et de sa femme Nicole Becquerel. La troisième des Saints Patrons et la quatrième, sont des témoignages de la piété de Nicolas Bottée, chanoine de Laon, possesseur du fief dont furent gratifiées depuis, les religieuses de Sainte-Perrine.

Les deux grandes croisées latérales et celles des bas côtés, lorsqu'elles ont existé formaient un ensemble remarquable avec celles du chœur.

      




5 - Les cloches

Les nouvelles cloches au nombre de 3, ont été fondues à Beauvais par Nicolas Cavillier, et mises en place le 23 avril 1826, jour de la St Georges patron de la paroisse. Elles ont été payées par une souscription des habitants de la commune et par la municipalité.

Adélaïde 540 kg parrainée par A.Davène de Fontaine

Amélie 360 kg parrainée par J.Davène de Roberval, Maire

Octavie 250 kg parrainée par le Marquis Charles de Villette.



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